Présentation

Bonjour et bienvenue sur mon blog,


Vous trouverez ici quelques réflexions, quelques ébauches de nouvelles ou de romans, les extraits de deux mémoires sur l'utopie et l'espérance et quelques textes jetés au hasard du détour. Et si vous voulez faire une pause, vous trouverez un jeu d'échecs en bas de page.

N'hésitez pas à me faire parvenir vos commentaires, remarques et suggestions.

Agréable détour et bonne lecture !

Céline Raux.


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mercredi 12 octobre 2011

Bernard Mandeville ou la révélation de la prospérité du vice

Un nouveau billet de blog sur Gallica (la bibliothèque numérique de la BnF) pour découvrir Bernard Mandeville (1660-1733) et La Fable des abeilles :

Bernard Mandeville ou la révélation de la prospérité du vice

Bonne lecture !



jeudi 24 mars 2011

Saint-Simon et les saint-simonniens



Un billet de blog de Gallica (la bibliothèque numérique en ligne de la BnF) sur le saint-simonisme !


http://blog.bnf.fr/gallica/?p=2630




Il vous propose l'accès gratuit à un corpus d'œuvres et de textes méconnus sur le mouvement initié par Saint Simon, duc de Rouvroy.

vendredi 4 février 2011

Le cosmopolitisme

Le cosmopolitisme


    Qu'est-ce que le cosmopolitisme ? Une fois de plus, c'est dans l'étymologie que l'on puisera le germe d'un élément de réponse : cosmopolitês, en grec, traduisant littéralement l’expression désormais consacrée de « citoyen [politês] du monde#». L’adhésion au concept de cosmopolitisme implique de considérer l’homme comme appartenant à l’humanité toute entière, et non pas seulement à la seule cité qui lui a donné naissance. Toutefois, il ne s’agit pas de renier une appartenance nationale, culturelle ou religieuse mais de dépasser cette appartenance. Le cosmopolitisme est donc pensé comme un dépassement des particularismes capable de reconnaître et d’admettre l’existence de ces particularismes car, comme l’avait déjà remarqué Cicéron, c’est par l’intermédiaire de la communauté particulière que l’individu peut s’intégrer à la « cité universelle ». De cette manière, le cosmopolitisme rêvé par Kant dans son Projet de paix perpétuelle ne correspond qu’à une libre association des nations régies par un droit universel mais ne traduit en aucun cas la volonté d’abolir les frontières ou de dissoudre les cultures dans un universalisme utopique commun. Les cultures particulières conservent donc leurs places différenciées, seul le droit devient cosmopolite. Il n’est donc pas question pour les nations d’abandonner leurs souverainetés ou leurs traditions tant que l’exercice de ces dernières ne contrevient pas aux prérogatives d’un droit international transcendant. De fait, l’idée même de cosmopolitisme ne s’oppose pas à la coexistence de différentes cultures pas plus qu’elle ne s’oppose à l’interculturalité. Il faut se garder de confondre le cosmopolitisme avec une volonté d’uniformisation du monde où les nations ne pourraient exister qu’en fonction du monopole d’une entité collective et absolue : le cosmopolitisme ne doit pas permettre le totalitarisme. A l’inverse, le cosmopolitisme ne doit pas être naïvement conçu comme une l’apologie des communautarismes pour la simple et bonne raison que le propre d’un communautarisme est de refuser l’allégeance au principe supérieur et hétéronome de la loi civile. Il est à cet égard important de noter que les communautarismes ont la prétention d’élever à la sphère publique des règles et principes qui ne relèvent que de la sphère privée. Le cosmopolitisme n‘autorise pas le communautarisme.
D’un point de vue kantien, le cosmopolitisme n’est qu’un idéal régulateur destiné à pacifier les relations entre les nations et son domaine d’intervention se cantonne à la sphère publique des relations entre états. La sphère privée n’intéresse pas le cosmopolitisme. Aussi, s’affirmer « pour le cosmopolitisme » car « contre le multiculturalisme » n’est qu’un sophisme malheureux mais fort répandu qui tient tant à l’imprécision dans l’emploi des termes qu’au manque de discernement entre les deux sphères du public et du privé#.
Ceci étant dit, il n’en demeure pas moins que le cosmopolitisme est une notion éminemment problématique et ce à plusieurs points de vue. Tout d’abord, le cosmopolitisme souffre d’un statut indéfini sur l’échelle du temps car il se conçoit à la fois comme l’ « horizon idéal » de la politique au bout duquel se réaliseraient le rêve d’une justice sociale et de sécurité individuelle et à la fois comme un cosmopolitisme de fait plus subi que voulu. En temps qu’horizon de sens d’une politique humaniste , il correspond à un principe téléologique ultime guidé par l’universalisme, notion elle-même problématique du point de vue de sa validité. De ce point de vue, on discerne une fonction utopique du cosmopolitisme comme idéal. A l’inverse, il existe un cosmopolitisme de faits, bien réel cette fois, dont la réalisation inconsciente déborde l’espace du projet et d’une volonté commune. Ce cosmopolitisme perdure bien sur des lois et en fonction de principes tenus pour supérieurs voire intrinsèques à la nature des hommes mais ces principes conduisent en définitive à la perversion principielle du politique, à savoir, le renoncement à une prise en compte de la pluralité des hommes et des différences qui leurs sont constitutives. Comme l’avait compris Hannah Arendt, « la politique traite de la communauté et de la réciprocité d’êtres différents »#. Or, lorsqu’elle renonce à le faire au profit d’une stratégie globale d’échanges et de communications unifiés, la politique sort du principe de la diversité. De la même manière, la diversité est l’affaire du cosmopolitisme et il doit être capable de l’inclure du fait même que le cosmopolitisme est par essence un principe d’inclusion. Un cosmopolitisme dégénéré qui tend à effacer les particularismes au nom d’un modèle unique qui n’incorpore plus la différence mais perdure sur la répétition du même devient alors un modèle d’exclusion qui sape les fondements même de ce qu’il avait vocation à instituer : une communauté d’hommes, citoyens d’un monde pluriel. L’échec politique du cosmopolitisme capitaliste contemporain tient à sa faculté de substituer un modèle d’homogénéité en lieu et place d’un modèle d’hétérogénéité# et au déterminisme qu’il impose en faisant l’économie de son rôle de régulation. Il apparaît dès lors que le cosmopolitisme capitaliste contemporain rétablit la loi du plus fort au détriment d’une loi civile instituée à l’échelle du monde pour apporter un cadre normatif aux relations entre états (…).

mercredi 3 février 2010

Ma contribution au débat abject sur l'identité nationale :

Je me contenterai, une fois n'est pas coutume, de citer Céline, via le personnage de Bardamu, dans Voyage au bout de la nuit.


"Y en a pas deux comme lui pour défendre la race française !
- Elle en a bien besoin la race française, vu qu'elle n'existe pas !" que j'ai répondu moi pour montrer que j'étais documenté, et du tac au tac.
"Si donc ! qu'il y en a une ! Et une belle race qu'il insistait lui, et même que c'est la plus belle race du monde et bien cocu qui s'en dédit ! " Et puis, le voilà parti à m'engueuler. J'ai tenu ferme bien entendu.
"C'est pas vrai ! La race que t'appelles comme ça, c'est seulement ce grand ramassis de miteux dans mon genre, chassieux, pucieux, transis, qui ont échoué ici poursuivis par la faim, la peste, les tumeurs et le froid, venus vaincus des quatre coins du monde. Ils ne pouvaient pas aller plus loin à cause de la mer. C'est ça la France et puis c'est ça les Français." 
 Louis-Ferdinand Céline, Voyage au bout de la nuit, 1952, Gallimard.

vendredi 27 février 2009

Un Viallat vous manque est tout est dépeuplé.

Que se passe-t-il lorsque je regarde un Viallat ? Ou plutôt, que se passe-t-il lorsque je regarde ce Viallat-ci, celui qui me fait face lorsque je travaille, celui qui s'expose à mon regard chaque minute de chaque heure passée derrière la banque de salle ? Que se passe-t-il ? Rien, pourrait-on croire. Et pourtant... Il était là bien avant que j'arrive et demeurera quand bien même je serai déjà partie. Je le retrouve chaque matin, l'air de rien, identique à lui-même, implacable dans le fixe et suspendu de la bibliothèque. Tout en mimant l'indifférence, je m'attache pourtant chaque jour à faire le constat inquiet de sa présence. Sans que je ne sache trop pourquoi, je me suis laissée fascinée par le tableau. L'harmonie presque classique du fond, ses lignes ascensionnelles, tendues comme une flèche, le contraste du rouge, du vert et du jaune, la rectitude verticale et colossale soudain brisée dans le temps synchronique par la répétition dynamique des "éponges" en de multiples diagonales. Autant de "raisons" à un sentiment esthétique qui m'affecte lorsque je contemple ce Viallat. Raisons nécessaires peut être mais en aucun cas suffisantes pour expliquer la genèse de ce lien affectif que l'observateur, bien malgré lui, tisse et renforce. Tout se passe comme si à l'exposition constante de l'oeuvre s'ajoutait la force de la répétition et que de cette répétition immuable, toujours reproduction fidèle, naissait une possible fascination. Le fait que se tableau ne me lasse pas vient peut être du fait que chaque regard qu'on lui porte est une reconstruction à part entière de l'oeuvre, sans que l'oeil subisse la déperdition de l'habitude. Car au fond c'est cela la capacité d'être fasciné : pouvoir porter un regard toujours neuf et étonné sur ce que l'on a déjà contempler des centaines de fois. La négation du sensible en trois lais de tissus et en 5mX10 est une respiration justement parce qu'elle ne fait référence à aucun ailleurs déjà éprouvé. D'un coup l'esprit se trouve libéré des projections mentales et des divagations de spectateur. La peinture redevient un fait en soi, un fait pictural simple, une libération pour l'esprit, l'espace de la découverte permanente, de la reconstruction du regard, par le regard.

dimanche 16 novembre 2008

Ma lubie du moment... Jean-Pierre Blanchard, aéronaute.

(ARTICLE EN COURS, VERSION NON DEFINITIVE)

Mais qui se souvient encore de Jean-Pierre Blanchard ? Les écoliers des Andelys, sans doute, contraints malgré eux d’honorer la mémoire de celui qui donna son nom à leur école, les promeneurs de Calais, peut être, qui au hasard d’un détour ont une fois contemplé, dubitatifs, la colonne commémorative de l’illustre aéronaute français ou bien encore quelques tordus du ballon ou de l’histoire des sciences suffisamment calés sur la valeur énergétique de l’hydrogène.

Jean-Pierre Blanchard, physicien-aéronaute, aussi célèbre en son temps qu’injustement méconnu aujourd’hui et dont la gloire n’eût d’égale que sa malchance, a su montrer malgré lui que la détermination élève au prestige quand bien même vous aviez déjà sombré dans l’abîme du ridicule le plus cruel. Certes, cette élévation, ou plutôt « ascension », devait s’effectuer avec pertes et fracas mais notre homme était aussi têtu que courageux. Son histoire, que nous narrerons bientôt, en apportera la preuve.

Le 4 juillet 1753, en la paroisse Saint Sauveur du Petit Andely dans l’Eure, un tourneur, ébéniste, armurier, machiniste devait parapher l’acte de baptême de son fils, le petit Jean-Pierre. Il ne se doutait certainement pas qu’il inaugurait ainsi cinquante-six ans de l’existence trépidante et rocambolesque d’un futur pionnier de l’aéronautique. Pourtant, les évènements allaient s’enchaîner assez vite et le petit Jean-Pierre faire montre de talents aussi précoces que fantaisistes.

A l’âge de douze ans, le jeune garçon concevait un piège à rat qui avait ceci de particulier qu’il offrait au rat malchanceux l’occasion fatale de se tirer directement une balle dans la tête. Autodidacte, il fabrique des automates et des voitures à pédales. Par la suite, alors âgé de seize ans, Jean-Pierre Blanchard inventait un procédé inédit de pompe hydraulique permettant d’alimenter le château Gaillard depuis les rives de la Seine située 122 mètres plus bas (l’expérience fut renouvelée à Grenoble et Vernon).

Dans les années 1770, Blanchard travaillait à la réalisation de machines volantes « plus lourdes que l’air » dont l’une impliquait que les occupants « rament » en l’air afin d’actionner de grandes ailes mobiles fixées à une nacelle habitée, elle-même surplombée par un ballon gonflé à l’hydrogène, gaz découvert en 1766 par Cavendish. Il s’agit de son premier projet de « vaisseau volant ayant la forme d’un oiseau, muni de six ailes et de gouvernail ». Le pari est ambitieux car il entendait résoudre le problème majeur qui allait préoccuper les aéronautes pendant plus d’un siècle : comment rendre les aérostats dirigeables ?

Un siècle plus tard, cette préoccupation allait être reprise par Nadar qui croyait lui aussi en la possibilité et le gain de machines volantes "plus lourdes que l'air"". Bien que le succés futur du dirigeable et du Zeppelin allait lui donner tort, Nadar que le ballon aérostatique, trop léger, ne permettait pas la navigaition. Il alla jusqu'à dire que sous cette forme le ballon conduirait à "la fin de l'aéronautique."

Mais revenons à Blanchard. L'aéronaute balbutiant organise donc une démonstration publique le 5 mai 1782, mais son engin alourdi par trop de sophistications inutiles ne pourra décoller. Echéc de la tentative de faire voler une machine plus lourde que l'air. Le physicien Lalande, lui expliquera l’inanité de son projet et Blanchard comprend qu’il doit alléger son ballon et renoncer à son encombrante ramure qui ne lui est d’ailleurs d’aucun secours. Suite à cet échec navrant qui le couvre de ridicule, Jean-Pierre Blanchard se trouve être la cible de toutes les moqueries : une multitude de caricatures fort désavantageuses le représentent cloué au sol s’escrimant avec sa machine infernale et de nombreuses chansons satiriques s’en donnent à cœur joie pour l’humilier un peu plus.

Dans un élan aussi désespéré qu’audacieux, il tente de rallier les parisiens moqueurs et incrédules à sa cause en affirmant publiquement faire l’objet d’une prophétie de Nostradamus (Journal de Paris, 23 mai 1782) :

En l’an mille sept cent, octante plus et moins

Attendres dans le Ciel étrange phénomène

Grande ville aux abois qui force gens promène

Tous jusqu’aux Marmots veulent être témoins.

Plus de guerre n’est bruit et quoi qu’on en espère,

Chacun d’iceux sera dupe de la Chimère.

Quoi qu’il en soit, la ténacité de Blanchard le conduit rapidement à ses fins et le 2 (ou 4 ?) mars 1784, Blanchard présente à la foule réunie sur le Champ de Mars à Paris un aérostat habité de 27 pieds de diamètre. Le ballon, gonflé à l’hydrogène (et non à l’air chaud utilisé par les frères Montgolfier) est muni d’une hélice et de rames en plumes mues par la force des bras (il semblerait que Nadar, en son temps, se soit attribué l'idée du recours à l'hélice sur un engin volant mais il semblerait pourtant que Blanchard et sa femme avaient déjà breveté l'application aéronautique de l'hélice).En 1784, Blanchard a considérablement amélioré et allégé son dispositif depuis sa première tentative et, à bien des égards, semble s’être inspiré de certaines techniques élaborées par les frères Montgolfier pour réussir l’ascension.

La vraie originalité de l’appareil de Blanchard se résume ici en trois points : l’utilisation de l’hydrogène comme carburant, le recours inédit à l’hélice (Blanchard est le premier à avoir l’idée de fixer des hélices à des engins aéroportés) et la volonté de diriger la direction d’un ballon qu’il souhaite non captif. Sic itur ad astra, telle était la devise de Blanchard.

L’expérience du Champ de Mars est couronné de succès : le ballon, poussé par le vent, franchit la Seine et revient pour se poser rue de Sèvres. Le public ébahi, envahissant les places, les avenues et les toits, assiste au premier vol d’un ballon non captif capable d’atterrir sans s’écraser de manière autonome (ce que n’avaient pas réussi à accomplir les frères Montgolfier).

Pour la petite histoire, il faut signaler l’incident dont Blanchard fut victime juste avant de décoller en ce jour du 2 (ou 4) mars 1784. Encore faut-il préciser que Blanchard était coutumier du fait et semblait s’attirer les coups du sort les plus invraisemblables ou cocasses, mais passons. Voici les faits : pour cette toute première ascension, Blanchard avait convié l’un de ses mécènes, Dom Puech qui, s’apprêtant à grimper dans la nacelle, en fut brusquement empêché par un jeune militaire insensé, lequel sorti des rangs en brandissant son épée déclara vouloir le seul à monter dans le ballon avec Blanchard. L’aéronaute, qui en fut quitte pour se faire planter la lame dans la main, refusa la requête folle et provoqua la colère du jeune homme. Furieux, ce dernier saccagea avec son épée tous les outils de navigation qui se trouvaient dans la nacelle et provoqua une déchirure dans la partie supérieure du ballon. Le militaire se trouva bientôt maîtrisé mais de l’hydrogène commençait à s’échapper dangereusement par le trou béant. N’écoutant que lui, sourd aux conseils de ses amis qui lui recommandaient de reporter son ascension compromise par la fuite d’hydrogène, Blanchard décide de s’envoler. Il lâche du leste, défait lui-même la corde et prend de l’altitude. Trop rapidement en réalité : la fuite d’hydrogène le fait monter en vrille façon baudruche folle. Blanchard dira même s’être retrouvé dans un nuage de basse altitude, ce qui a l’époque, demeurait une expérience aussi inédite qu’angoissante. Il semblerait que le jeune militaire fougueux ait été un certain Dupont de Chambon, ce dont on est à peu prés sûrs aujourd’hui mais une légende attribue ce forfait à un jeune élève prometteur de l’Ecole militaire qui n’était autre que Napoléon Bonaparte. Légende accréditée par des mémoires apocryphes de Bonaparte, apocryphes donc peu fiables.

C’est l’année suivante que Blanchard imprimera définitivement son nom dans l’histoire de l’aéronautique et atteindra le sommet de sa gloire.

Le 7 janvier 1785, accompagné de son fidèle mécène John Jeffries, Blanchard devient le premier homme à avoir traversé la Manche par voie aérienne en reliant Douvres à Guines près de Calais en 2 heures 25 minutes à bord d’un ballon gonflé à l’hydrogène. A ce titre, Louis XVI accordera une pension à Blanchard pour avoir été « le premier aéronaute qui ait traversé les mers ». Le succès est retentissant dans toute l’Europe et l’on parle de Blanchard jusqu’aux Etats-Unis.

Comme il fallait s’y attendre, cette traversée n’a pas été de tout repos. En effet, après seulement un tiers de la traversée, Blanchard et Jeffries se mirent à perdre beaucoup d’altitude et à se rapprocher de manière critique du niveau de la mer. Pour regagner en altitude et éviter tant la mer que les falaises approchantes, il leur fallut d’abord se séparer de tout le leste de la nacelle. Mesure insuffisante, le ballon descendait encore. Ils jetèrent alors toutes leurs vivres et appareils de navigation à la mer. Mais le ballons s’entêtait toujours à vouloir flirter avec les vagues. Aussi, pour éviter d’avoir à se séparer de la nacelle elle-même, Jeffries et Blanchard firent le choix de se déshabiller totalement. La facétieuse embarcation satisfaite de cet impudique sacrifice regagnait enfin en altitude. Et après un arc de ciel décrit dans le ciel, l’aérostat se posa au milieu d’un bois, sur la terre ferme sans qu’il n’y eût de blessés ou de dégâts.

dimanche 19 octobre 2008

La citation du jour

Les mots justes trouvés au bon moment sont de l'action.
Hannah Arendt.
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Mémoire en ligne sur Scribd !

La sécularisation de l'espérance
par Céline Raux.

Lien : www.scribd.com/doc/4530913/Memoire-Celine-M2

***Vous pouvez également consulter l'intégralité de ce mémoire en bas de page sur Le Détour, dans le module SCRIBD (la conversion du code html est cause de quelques imperfections dans la mise en page)***